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Empreinte carbone

Quantité totale de gaz à effet de serre émise, directement ou indirectement, par une activité, une organisation, un produit ou une personne, exprimée en équivalent CO2.

Définition

L’empreinte carbone - « carbon footprint » en anglais - totalise les gaz à effet de serre émis, directement ou indirectement, par une activité, une organisation, un produit ou une personne. Elle s’exprime en équivalent CO2 (CO2e), une unité commune qui agrège les différents gaz selon leur pouvoir de réchauffement, ce qui permet de comparer des sources d’émissions de natures très différentes.

C’est la boussole commune de la décarbonation : du citoyen à l’État en passant par l’entreprise, chacun peut mesurer son empreinte, identifier ses principaux postes d’émissions et suivre ses progrès. Pour une organisation, elle constitue le point de départ de toute stratégie climat - et, on va le voir, une affaire d’achats au moins autant que de production.

Un indicateur, plusieurs échelles

Pour une personne, l’empreinte carbone englobe les émissions liées à la consommation, au logement, aux déplacements et à l’alimentation ; celle d’un Français s’élève en moyenne à 8,2 tonnes de CO2e par an (nouvelle fenêtre) , et la calculer aide à repérer les gestes qui comptent vraiment. Pour un territoire ou un pays, elle additionne les émissions produites sur place et celles contenues dans les biens importés, déduction faite des exportations : une façon de mesurer l’impact réel de la consommation nationale, au-delà des seules émissions domestiques. Entre les deux, organisations et produits ont chacun leur méthode de calcul.

L’empreinte d’une organisation : les trois scopes

L’empreinte d’une entreprise ou d’une administration se décompose en trois périmètres : le Scope 1 couvre les émissions directes de ses installations et véhicules, le Scope 2 les émissions liées à l’énergie qu’elle achète, et le Scope 3 toutes les autres émissions indirectes de sa chaîne de valeur - produits et services achetés, transport, usage des produits vendus, déchets. Ce dernier périmètre représente en moyenne les trois quarts de l’empreinte d’une organisation : autrement dit, l’essentiel se joue hors de ses murs, et d’abord chez ses fournisseurs.

L’empreinte d’un produit : le cycle de vie

L’empreinte carbone d’un produit couvre l’ensemble de son cycle de vie : extraction des matières premières, fabrication, transport, utilisation et fin de vie. Son calcul s’appuie sur l’analyse du cycle de vie, qui quantifie les flux à chaque étape. C’est elle qui permet de comparer deux produits entre eux, d’alimenter l’écoconception ou encore l’affichage environnemental - et de donner à l’acheteur un critère objectif de choix.

Empreinte carbone, bilan carbone, BEGES : trois notions à distinguer

Les trois termes sont souvent employés l’un pour l’autre. L’empreinte carbone est l’indicateur : le résultat chiffré. Le bilan carbone est la démarche de comptabilisation qui permet de l’établir pour une organisation, selon une méthode structurée. Le BEGES est l’obligation réglementaire française de publier ce bilan, pour les entités dépassant certains seuils. En pratique : on réalise un bilan carbone, éventuellement pour répondre à l’obligation BEGES, et on obtient son empreinte carbone.

Ce que l’empreinte carbone change pour les achats

Puisque la majeure partie de l’empreinte d’une organisation provient des produits et services achetés, la fonction achats est en première ligne de sa réduction : collecte de données d’émissions auprès des fournisseurs, intégration de critères carbone dans les consultations, arbitrages entre produits à partir de leur empreinte sur le cycle de vie. Suivre l’empreinte de ses achats dans le temps est aussi l’un des indicateurs les plus parlants du pilotage d’une démarche d’achats durables .

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