Impact social
Ensemble des effets d'une organisation ou d'une activité sur ses parties prenantes et la société : emploi, conditions de travail, inclusion, territoires.
Définition
L’impact social - on dit parfois « impact sociétal » - désigne l’ensemble des effets qu’une organisation ou une activité produit sur ses parties prenantes et, plus largement, sur la société : emploi, conditions de travail, inclusion, santé, cohésion des territoires. Ces effets peuvent être positifs ou négatifs, voulus ou non, immédiats ou de long terme.
Pour la fonction achats, c’est le pendant social de l’impact environnemental : chaque décision d’achat a des effets sur des personnes - celles qui produisent, celles qui sont employées grâce au contrat, celles qui vivent sur les territoires concernés. Le volet social d’une démarche d’achats durables consiste précisément à maîtriser ces effets et à les orienter positivement.
Ce que recouvre l’impact social : parties prenantes et société
L’impact social s’apprécie à trois niveaux. Auprès des parties prenantes internes d’abord : salariés, bénévoles, conditions et qualité de l’emploi. Auprès des parties prenantes externes ensuite : clients et bénéficiaires, fournisseurs et leurs salariés, communautés locales. À l’échelle de la société enfin : contribution à l’emploi, à l’inclusion des publics fragiles, à la vitalité des territoires, voire évolution des pratiques d’un secteur entier. Cette lecture en cercles concentriques évite de réduire l’impact social au seul climat social interne de l’organisation.
La définition du CSESS et le champ de l’ESS
La notion a été formalisée en France dans le champ de l’économie sociale et solidaire : le Conseil supérieur de l’ESS (CSESS) en a proposé en 2011 une définition de référence (nouvelle fenêtre) , qui embrasse les effets d’une activité sur ses parties prenantes internes et externes comme sur la société en général. Rien d’étonnant : les structures de l’ESS existent pour répondre à des besoins sociaux mal couverts, et l’impact social est leur raison d’être autant que leur mesure de performance. L’usage de la notion s’est depuis étendu bien au-delà, à toutes les organisations qui veulent rendre compte de leurs effets sur la société.
Mesurer l’impact social : méthodes, indicateurs et limites
L’évaluation part d’une question simple : qu’est-ce que l’activité change, et pour qui ? La démarche distingue les réalisations (ce qui a été fait : heures d’insertion, personnes formées), les résultats (ce qui change à court terme pour les personnes concernées : retour à l’emploi, montée en compétences) et l’impact proprement dit (ce qui est durablement attribuable à l’action, une fois écarté ce qui se serait produit de toute façon). Indicateurs chiffrés et études qualitatives se complètent. L’exercice a ses limites - attribution difficile, effets de long terme, coût de l’évaluation - et gagne à rester proportionné aux enjeux plutôt qu’exhaustif.
Un impact à maximiser, pas seulement des risques à réduire
Le volet social des démarches responsables est souvent abordé par les risques : conditions de travail dans la chaîne d’approvisionnement, droits humains, non-discrimination. Cette vigilance est le socle, mais l’impact social se joue aussi en positif : créer de l’emploi accessible aux publics qui en sont éloignés, faire vivre des filières territoriales, soutenir l’innovation sociale. Les deux logiques se complètent : réduire les externalités négatives et développer les contributions positives.
L’impact social dans les achats
Les achats disposent de leviers directs. Les achats inclusifs orientent une partie des dépenses vers les structures employant des personnes en situation de handicap ou en insertion ; les clauses sociales conditionnent l’exécution d’un contrat à des engagements d’insertion, mesurés en heures réalisées ; le sourcing auprès des structures de l’ESS conjugue achat et utilité sociale. Ces leviers s’activent au moment de l’engagement avec les fournisseurs , et leurs effets - emplois créés, parcours d’insertion aboutis - comptent parmi les indicateurs d’impact les plus tangibles d’une démarche d’achats durables.