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Label RFAR

Label RFAR (Relations Fournisseurs et Achats Responsables) : seul label public français distinguant les organisations aux pratiques d'achats responsables et aux relations fournisseurs équilibrées.

Définition

Le label RFAR distingue les organisations françaises, entreprises ou entités publiques, qui font la preuve de relations durables et équilibrées avec leurs fournisseurs et d’une démarche d’achats responsables aboutie. Décerné conjointement par le Médiateur des entreprises et le Conseil National des Achats (CNA), il est le seul label porté par les pouvoirs publics en la matière. Il succède au label « Relations fournisseurs responsables » créé en 2012, dont il a pris le nom actuel le 1er octobre 2017 (nouvelle fenêtre) , en même temps que son référentiel s’alignait sur la norme ISO 20400.

Pour une direction achats, le label joue un double rôle : c’est à la fois un cap - un référentiel public et exigeant pour structurer sa démarche - et une reconnaissance officielle, visible des fournisseurs, des donneurs d’ordres et des candidats au recrutement.

De la charte de 2010 au Parcours national des achats responsables

Le label est l’aboutissement d’une démarche engagée en 2010 avec la charte Relations fournisseurs et achats responsables et ses dix engagements : équité financière et délais de paiement, prise en compte du coût global de l’achat, responsabilité territoriale, professionnalisation de la fonction achats ou encore désignation d’un médiateur interne. Signer la charte est un premier pas accessible à toute organisation ; le Parcours national des achats responsables (PNAR) organise ensuite la progression - charte, auto-diagnostic, puis labellisation - et peut servir de colonne vertébrale à une stratégie d’achats responsables .

Ce qu’évalue le label : quatre axes fondés sur l’ISO 20400

L’évaluation s’appuie sur un référentiel construit à partir de la norme ISO 20400:2017. Sa version 2026 s’organise en quatre axes : la gouvernance et la stratégie achats responsables, la déclinaison de cette stratégie dans le processus achat, la qualité de la relation fournisseurs et les impacts des achats sur l’écosystème, le territoire et les filières. Ces axes se déclinent en treize critères et soixante objectifs, dont treize « points majeurs » déterminants pour l’attribution.

Comment l’obtenir : candidature, évaluation indépendante, attribution pour trois ans

La démarche est volontaire et suppose d’avoir signé la charte. L’organisation candidate établit un plan de progression pluriannuel, peut s’auto-évaluer à l’aide du questionnaire dédié, puis dépose un dossier de candidature accompagné d’une lettre du dirigeant. Une évaluation par un organisme tiers agréé, aux frais du candidat, précède la décision du comité du label. Le label est attribué pour trois ans, sous réserve d’une vérification annuelle portant sur les points majeurs.

Ce que le label apporte, côté acheteurs et côté fournisseurs

En interne, la labellisation diffuse les bonnes pratiques au-delà de la seule direction achats et responsabilise tous les acteurs de la relation fournisseurs. Vis-à-vis de l’extérieur, elle offre aux fournisseurs un gage concret - paiements équitables, écoute, médiation - qui nourrit la confiance et attire les meilleurs partenaires. Une centaine d’organisations publiques et privées sont aujourd’hui labellisées.

Un référentiel rénové en 2026

Le dispositif évolue dans une logique d’amélioration continue : un nouveau référentiel (version 2026) (nouvelle fenêtre) est en vigueur depuis le 30 mars 2026 et constitue l’unique cadre de référence pour les candidatures comme pour les renouvellements. Cette refonte vise une meilleure lisibilité et une adéquation renforcée avec les enjeux actuels des achats responsables.

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